La Rose blanche

La Rose blanche

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Avec : Eric Drabs, Danièle Du Bosch, Marie de Roy ou Muriel Bruno et Patrick Waleffe

Mise en scène et adaptation : Patrick Waleffe

Assistante à la mise en scène : Laïla Zaari

Scénographie : Maurice Van den Broeck

Régie éclairage : Philibert Van Horle

En coproduction avec : La Compagnie pour Rire

Le propos

En mars 1944, quatre musiciens donnent, dans un vieux théâtre délabré de Munich, un concert clandestin de chansons interdites par le régime nazi. Et tandis que tout autour du théâtre, le monde est en train de s’effondrer, nos musiciens parlent d’un aquarium, d’un jet d’eau, de l’épidémie de « oui-ouite » aux terribles conséquences, qui s’est répandue dans tout le pays. Ils se demandent pourquoi les hommes font la guerre, si c’est si dangereux et dans quel nuage peut bien se cacher l’ange de la paix. Alors que la menace se fait de plus en plus précise, ils décident de continuer à jouer, quoi qu’il advienne.

Pourquoi ce spectacle?

Outre l’évident parallèle avec la crise que le monde traverse aujourd’hui, le regard que posent les artistes allemands au cours des années 30 et 40 sur la tragédie dont leur pays est à la fois la cause et la victime est sans nul doute le mieux à même de nous donner les clés qui permettront, nous l’espérons, d’éviter que de telles horreurs se reproduisent.

On ne peut qu’admirer cette incroyable force que possède en lui chaque homme, cette force qui lui permet, dans les situations les plus désespérées, de continuer à vivre, à se battre contre l’inacceptable, à rire à gorge déployée de son propre malheur et à chanter à pleins poumons son désir d’un monde meilleur. Comme le dit si bien Bertolt Brecht, lui-même :

Au temps des ténèbres, chantera-t-on encore ?

Oui ! On chantera le chant des ténèbres.

Spectacle présenté aux Rencontres de Huy 2010

Copyright : Yves GABRIEL – Province de Liege

Presse

Près de la moitié des trente-sept spectacles présentés au cours de cette semaine à Huy ont retenu notre attention et certains d’entre eux furent de véritables coups de cœur. Que l’on songe au « Bureau des histoires » par le Théâtre du Tilleul, au « Roi sans royaume » par l’Agora théâtre, à « La Rose blanche » par le Copeau et la Compagnie pour rire, aux « Disparus » coproduit par les Mutants et l’Ensemble Leporello , à « Madame Bovary » par les Karyatides ou encore à « L’Ennemi » par la compagnie Mic Mac. Lire l’article

Laurence BERTELS, La Libre Belgique, 25 août 2010

Avec des textes de Karl Valentin, des paroles de Brecht, des musiques de Kurt Weill et d’Hindemith, ce cabaret inscrit dans les années du nazisme retrouve sa place aujourd’hui en ces temps de crise économique et de nationalisme en extension […]interprété par un Eric Drabs faussement naïf, qui assène ses vérités avec un aplomb désarmant. Les autres protagonistes ne sont pas en reste. Le chef d’orchestre Patrick Waleffe n’hésite pas à se comporter en mini-dictateur et à asticoter ses partenaires, la chanteuse Marie de Roy qui ne craint pas le mime et la pianiste Danièle Du Bosch qui donne la fausse impression d’être d’un autre âge […]. La réalisation du Théâtre du Copeau et de la Cie pour Rire prend corps dans la tradition du théâtre réaliste avec ses décors, ses accessoires, ses costumes, ses maquillages fidèles à l’image historique qu’on en a conservé. Elle fait appel à des comédiens chevronnés qui ont aussi une pratique solide de la musique. Lire l’article

Michel VOITURIER, Rue du Théâtre, 25 août 2010

« La rose blanche » d’après Karl Valentin & Brecht par le Théâtre du Copeau et la Compagnie pour rire ouvrira aussi, de façon diablement tentante, les portes de la culture aux enfants dès neuf ans. Monter un cabaret sur des musiques de Kurt Weill et établir subtilement un parallèle entre les années 30 et les nôtres s’avère judicieux. Joyeusement absurde, malgré la gravité des propos, « La rose blanche », comme le mouvement étudiant opposé au régime nazi, est interprété par des comédiens, Danièle Du Bosch, Eric Drabs, Marie de Roy et Patrick Waleffe, également metteur en scène , doués d’un réel sens du comique de précision. Eric Drabs y excelle. Lire l’article

Laurence BERTELS, La Libre Belgique,24 août 2010

Fichiers

Dossier de présentation (pdf)

Fiche technique (pdf)

 

 

 

 

 

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