Le Copeau

Ligne artistique                                                                                                                                                                                                                     

Le Théâtre du Copeau a été fondé en 1978 par Maurice Van den Broeck qui en a été le directeur et l’animateur principal pendant plus de 30 ans. Il se concentre, dès ses débuts, sur l’économie de moyens au niveau scénographique (le théâtre jeune public est itinérant), de hautes exigences au niveau de la qualité du jeu (les enfants méritent des artistes de même niveau que ceux qui jouent pour les adultes), des sujets sortant quelque peu de l’ordinaire et par-dessus tout, sur l’humour (le théâtre est, avant toute chose, un plaisir).

Au fil du temps et de ses créations professionnelles, le Théâtre a souhaité amener les enfants vers un répertoire qui peut apparaître à certains comme n’étant pas immédiatement destiné à un jeune public, tant au niveau des sujets traités que des styles musicaux employés. Cette démarche a abouti à des spectacles tels Amphitryon de Molière, HéritageLes Menus Plaisirs du Roy ou encore Chat va jazzer. Le Copeau mise en effet sur le fait que l’enfant préfère, de très loin, qu’on le prenne pour plus intelligent qu’il ne l’est. Ces spectacles ont reçu un accueil extrêmement favorable de la part du public auquel ils se destinaient et ils ont, pour la plupart, rencontré un immense succès tant en Belgique qu’à l’étranger.

De nombreux artistes ont, bien sûr, participé à la grande aventure du théâtre du Copeau et, sans pouvoir tous les citer, il serait triste de ne pas évoquer au moins les noms de Maurice Van den Broeck et de Valérie Joyeux. Leur travail a pleinement concouru à donner une image extrêmement positive du Théâtre du Copeau. C’est grâce à eux notamment que le Théâtre a enfin pu, après plus de 25 ans d’existence, bénéficier d’un contrat-programme.

Nos dernières productions, actuellement en tournée, restent fidèles à la ligne artistique fondatrice du Théâtre du Copeau. La Rose Blanche et Les Cerfs-Volants répondent en effet à notre vœu de maintenir une économie de moyens au niveau scénographique, de recourir à des équipes d’artistes expérimentés et d’user à la fois d’impertinence et d’humour au sein des spectacles.

Il s’agit par ailleurs de sujets sortant de l’ordinaire – ce qui fera parfois dire à certains que ce n’est pas vraiment du théâtre pour enfants. Une critique à laquelle répond Patrick Waleffe : « J’ai toujours lutté contre la catégorisation du théâtre jeune public. Un spectacle réservé aux enfants de 9 à 12 ans m’est toujours apparu comme une démarche aussi absurde que le serait un spectacle pour les adultes de 39 à 42 ans […]. En effet, même si l’essentiel des représentations se donnent en milieu scolaire, les représentations en tout public constituent une réelle opportunité de dialogue entre les enfants et leurs parents. Un enfant qui voit ses parents – ou son enseignant – prendre du plaisir au même spectacle que lui, accordera davantage de valeur à l’expérience que s’il les voit regarder leur montre – ou corriger les cahiers dans le fond de la salle… Mon travail d’artiste est de jeter des ponts entre les générations – et les différentes composantes de la société -, pas de construire des murs et je suis, aujourd’hui encore, nostalgique de l’époque où Lollipop rassemblait, dans un même plaisir, parents et enfants devant le petit écran. »

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